Avec la Loi de Finances actuellement en préparation, l’Etat se prépare à ne pas tenir ses engagements sur la compensation de la taxe professionnelle. Ce serait dramatique pour notre agglomération et ses communes, déjà impactées ces derniers mois : gel des contrats aidés, baisse des dotations, disparition programmée de la taxe d’habitation…

Mais cette cure d’austérité sans précédent pourrait se doubler d’une concurrence faussée, un trouble jeu dans lequel notre territoire industriel serait une fois encore pénalisé. Le Dunkerquois s’est construit sur les usines, à proximité du port et des canaux. Cette vocation s’est renforcée depuis un demi-siècle, avec l’accueil de nombreux sites Seveso, de géants de la sidérurgie, de l’énergie ou de la chimie. Ces entreprises ont participé à l’essor du Dunkerquois, mais notre littoral a accepté le prix du risque et des nuisances inhérentes à leurs activités.

Aujourd’hui, l’Etat oublie cette histoire, et envoie la facture. Depuis trois ans, notre communauté, et la plupart de ses communes membres sont ainsi lourdement impactées par le FPIC, un fonds de péréquation qui pioche dans les recettes des territoire s comme le nôtre.

Et voilà que se profilent de nouvelles coupes avec le Projet de Loi de Finances, qui envisage de remettre en cause les règles établies. En effet, suite à la suppression de la taxe professionnelle en 2010 (mesure qui a d’ailleurs freiné le développement du Dunkerquois), l’Etat a pris le « relais », en versant des compensations. C’est ce principe que l’Etat veut revoir. Effet immédiat : 5 millions d’euros de recettes en moins, d’un coup de plume, et peut-être 65 millions à terme !

On voudrait tuer Dunkerque qu’on ne s’y prendrait pas autrement… Et les ardeurs de certains politiques nationaux à privilégier les ports du Havre ou de Marseille au détriment du nôtre ne vont pas nous rassurer.

Tous unis pour notre avenir !